Qui suis-je ?

Je suis née à Nice, et j’ai vécu toute mon enfance en Guadeloupe, bercée par les sons de la nature, l’océan, et les éléments.
J’habite aujourd’hui en Auvergne, une maison en bois près de la forêt, au pied des volcans.
Je suis une amoureuse de la nature, de l’eau, et des arbres en particulier.
Et des rencontres humaines, quand elles sont vraies, de coeur à coeur.
Un pied logique, un pied poétique
Je suis un mélange entre un mental forgé à la logique mathématique, aux discussions argumentées, et qui cherche à comprendre le monde, et un esprit d’enfant sensible qui aime les contes, la poésie, la magie, et s’émerveiller.
Après être passée d’un extrême à l’autre, au fil du temps, je me rends compte que ces 2 aspects sont complémentaires, comme le cerveau droit et le cerveau gauche, ils se complètent et s’équilibrent.
Elève appliquée et studieuse, j’ai fait de longues études universitaires théoriques en physique des matériaux. Pourquoi la physique ? j’avais une super prof au lycée, humaine et passionnée. Ensuite la physique quantique m’a attiré : l’histoire du chat de Schrödinger était fascinante ! Et puis, arrivée au bout du cursus mental, j’ai tout arrêté, tout oublié des équations, des théorèmes : reset total, retour à zéro, aux bases, à l’enfance. J’ai passé le concours de professeur des écoles, et j »ai démarré en maternelle. A lire des histoires, chanter des comptines, et faire la ronde avec les enfants. C’était joyeux, vivant, et très prenant ! Avec une belle place possible pour la créativité.
Sensible à ceux qui sont dits « différents »
J’ai une sensibilité particulière pour les enfants « atypiques » (enfants qui présentent des difficultés sociales, physiques ou cognitives, ou des troubles autistiques). Les « laissés pour compte », ceux dont on ne sait pas trop quoi faire dans une classe « normale ».
J’ai demandé un poste dans une classe spécialisée « troubles moteurs et maladies invalidantes ». Je n’étais pas formée, et j’ai appris sur le tas, passant la spécialisation en candidat libre. Je n’étais pas bien outillée. Je bricolais, j’essayais, je cherchais comment aider au mieux ces enfants. Je m’impliquais beaucoup. Trop peut-être. Jusqu’à l’épuisement.
La voie du corps et de l’esprit
J’ai toujours été attirée par le travail du corps, en lien avec une dimension plus grande : l’univers, l’esprit, chacun appelle cela comme il veut.
J’ai commencé enfant en Guadeloupe par le Viet vo dao Kung Fu où l’on apprenait des postures d’animaux, le maniement du bâton… j’adorais. Vers 20 ans, je commence la pratique du Tai Chi Chuan. Je rencontre le maître chinois Wang Wei Guo. Sa présence et son enseignement sont inspirants, et exigeants aussi. Cela me passionne, et j’y passe une partie de mon temps et de mes vacances. La posture de l’arbre, le travail seul , en groupe, à deux m’apprennent beaucoup et me donnent des racines solides.

Puis je découvre l’Alchimie occidentale grâce à Patrick Burensteinas. Physicien de formation, son enseignement fait écho en moi. C’est un conteur merveilleux qui nous emmène en voyage, et nous ouvre des mondes. Et la magie dont il parle est très opérative : l’âme agît, et il nous invite à en faire l’expérience par nous même.
Je me suis formée avec lui à la pratique de la Trame, puis à la Danse des Lettres. J’ai transmis cette Danse des Lettres pendant une dizaine d’années, en continuant à me former à la voie de la confrontation.
Aujourd’hui j’ouvre un nouveau chapitre. Mais je continue à cheminer avec les Lettres qui m’accompagnent et m’inspirent.
Mes grands-frères les arbres
Les arbres sont mes amis de coeur, mes grands frères. La forêt est mon havre de paix,
ma maison, l’endroit où je me sens bien. Presque tous les jours, depuis des années, je vais marcher seule dans la forêt près de chez moi, et je passe du temps auprès des arbres. Simplement. Sans rien faire de particulier. Je me pose à côté d’eux.
Lorsque je vais en ville, je suis moins attirée par les beaux monuments que par les parcs, comme des oasis au milieu du désert. Et des fois il y a de belles rencontres au détour d’une rue…

La maladie de Michèle et la découverte de la psychophanie
Dans les dernières années de sa vie, Michèle, ma maman, était atteinte d’une forme de la maladie d’Alzheimer. Petit à petit, elle a perdu les mots, puis tout le langage, ne parlant plus du tout. Elle ne nous reconnaissait plus, et semblait enfermée dans son monde où nous ne pouvions la rejoindre.
J’ai entendu parler d’une méthode : la psychophanie, qui permet de communiquer avec les personnes privées de parole. J’ai trouvé une praticienne qui a fait une séance à Michèle, et m’a proposé d »essayer moi aussi . J’ai été très touchée par tout ce qui s’est écrit, cela résonnait vraiment, alors que cette dame ne connaissait rien de moi !
J’ai décidé de me former à la Communication Profonde Accompagnée (voisine de la psychophanie). C’était la révélation. Cette méthode m’a ouvert des dimensions que j’attendais depuis toujours : nous ne sommes pas qu’un corps mécanique, et il est possible de se relier à l’être profond, au-delà des masques et des apparences (et des déficiences du corps).
J’ai ainsi pu communiquer avec maman jusqu’à son départ. Quel cadeau elle m’a ainsi fait !
Sage femme
Ma grand-mère était sage femme, elle avait créé une clinique où elle accompagnait les femmes à accoucher sans douleur. Ma mère l’aidait. Il m’est apparu une jour que j’étais une accoucheuse moi aussi, d’un genre un peu différent, une accoucheuse de l’Être. J’aide ceux que j’accompagne à se révéler, comme une photographie se révèle au grand jour, comme une sculpture sort de la pierre.
Révéler le meilleur d’eux-mêmes. Révéler qui ils sont vraiment, au-delà des rôles, des tentatives de se conformer à un moule, à une fonction, à une image sociale, qui nous conduisent à oublier notre essence.
Comment ? D’abord et surtout en écoutant. Pas avec la tête, d’une autre façon. Avec l’intelligence du coeur qui comprend, et peut tout accueillir. Juste en étant là, sans attentes, en me reliant au profond. A l’étincelle divine présente en chacun de nous.
Toutes ces années de pratiques m’ont surtout appris à vider ma tête, à ouvrir mon coeur, et à laisser passer sans intervenir, à ne pas faire obstacle. A livrer passage, comme le dit si bien Christiane SInger.
« L’obsession de toute ma vie a été de livrer passage à la dimension sacrée de la vie « Christiane Singer
